Fiat au 1/43e : l’ascension d’un grand constructeur

Fiat 500

Texte : Guillaume Waegemacker - Photos : Christian Bedeï

Constituant l’un des piliers de l’industrie turinoise, la firme Fiat a su faire rayonner ses automobiles à travers le monde. Très présente dans le domaine des automobiles de tourisme, la marque a également su tirer le meilleur parti des lauriers de la compétition. Retour sur une aventure industrielle hors normes.

A la fin du 19e siècle, l’automobile apparaît comme un moyen de transport révolutionnaire. Certains techniciens audacieux y perçoivent une industrie naissante et un moyen de déplacement incontournable alors que les inconditionnels de la traction animale n’y voient qu’une expérience sans avenir. Les pionniers de l’automobile se nomment alors De Dion Bouton, Georges Richard, Panhard et Levassor ou Peugeot. Si l’Italie compte quelques hommes novateurs en matière de technologie à l’image de Bernardi de Plaisance qui breveta un tricycle à quatre temps dès 1884, ou de Michel Lanza, on ne peut véritablement parler de production automobile à l’échelon industriel à cette époque. Ce moyen de transport fascine néanmoins les esprits les plus fertiles. En 1899, un noyau de purs passionnés piémontais se réunit régulièrement au domicile du comte de Britachesario. Armé d’une volonté inébranlable, ce groupuscule établit les statuts d’une toute nouvelle infrastructure le 1er juillet de cette même année. Disposant d’un capital de 800 000 lires, la jeune entreprise se nomme « Fabbrica Italiana Automobili Torino ». Fiat Torpedo 501Commercialement, l’impact du diminutif de cette appellation est nettement plus fort : la firme F.I.A.T est née, puis La F.I.A.T se transforme très rapidement en FIAT. Giovanni Agnelli, un officier de cavalerie âgé de 33 ans, est nommé secrétaire de la société. L’entreprise va désormais tracer ses perspectives d’avenir sous l’impulsion de cet homme déterminé. Fin limier, Agnelli saura constituer l’équipe qui fera rapidement l’âme de l’entreprise. C’est ainsi que Givanni Ceirano, un artisan ingénieur turinois au talent inné qui s’est fait connaître par la construction des automobiles Welleyes, rejoint FIAT avec pour bagages son personnel et ses différents brevets. Comme on pouvait le supposer, la Welleyes constitue la base de la toute première FIAT, le vis à vis 3 ½ HP. Pour démarrer la production dans des conditions optimales, Agnelli déniche un terrain de 12 000 m2 au 35 de la rue Dante, à Turin. L’usine est inaugurée en mars 1900 en présence du Duc de Gênes. Un ingénieur, M. Facioli, est affecté au développement des moteurs. Dès ses premiers pas, la firme s’investit dans la compétition, une discipline qui fait office de banc d’essai incomparable tout en offrant de sérieuses retombées économiques.

Une entreprise dans la course

En 1900, la 6 HP FIAT de Castore remporte la course Turin-Asti. Au fil des ans, les succès s’enchaînent et imposent la marque sur les circuits du monde. Au niveau des modèles réduits, les modèles de compétition d’avant 1910 ont retenu toute l’attention de Brumm. La fameuse 130 HP victorieuse du Grand Prix de France 1907 est ainsi brillamment reproduite par le fabricant transalpin. Toujours chez Brumm, signalons les S 74 du Grand Prix de France 1912 (pilote Ralph Palma) et du Grand Prix d’Amérique, victorieuse aux mains de Bruce Brown. Si les lignes se révèlent convaincantes, on sera tout de même quelque peu surpris par le fait que les soubassements soient rigoureusement identiques à d’autres modèles Grand Prix de la gamme Brumm…

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