Lotus 25 GP d’Italie 63 : la révolution Chapman

lotus 25 1963Après une première décennie dominée par les Italiens, le monde de la F1 est complètement retourné par les Britanniques. Après Brabham qui, en 1959, puis en 1960, fait triompher le principe du moteur arrière, Colin Chapman, avec la Lotus 25, révolutionne la discipline grâce à de toutes nouvelles techniques de construction.

Faisant suite à une Lotus 21 qui n’a pas vraiment convaincu en ne remportant qu’un seul Grand Prix en 1961, Chapman frappe fort la saison suivante en développant non pas une mais deux voitures. A la classique Type 24, au châssis tubulaire, destinée avant tout aux équipes privées, il développe, en parallèle, la Type 25 pour laquelle il sera le premier à faire appel à des principes de fabrication couramment utilisés en construction aéronautique. Une idée qui lui serait venue lors d’un déjeuner avec ses collaborateurs et qu’il aurait rapidement griffonné sur un coin de nappe. Il réduit ainsi le poids de la voiture tout en augmentant la rigidité de l’ensemble moteur-châssis.

Cette monoplace où le pilote est installé en position allongée dans un monocoque en aluminium débute au Grand Prix des Pays-Bas… au grand mécontentement de tous les possesseurs d’une Type 24 présents ! Sa mise au point s’avère plus laborieuse que prévue, si bien que 1962 n’apporte pas la satisfaction espérée avec «seulement» trois victoires. Fiabilisée durant l’intersaison, la Lotus 25 va en revanche être la reine de la saison 63 permettant à Jim Clark de remporter son premier titre mondial grâce à sept victoires, autant de pole positions et six records du tour, le tout en dix Grand Prix. Et hormis une huitième place à Monaco pour l’ouverture de la saison, le champion écossais termine second et troisième en Allemagne et aux Etats-Unis ! Des73 points ainsi amassés, seuls 54 seront retenus selon le règlement, ce qui représente encore près du double des 29 de Graham Hill, son dauphin. Quant au titre Constructeurs, avec ses 54 points, Lotus n’a eu rien à craindre de BRM qui n’en totalisait que 36. […]

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