Nüremberg 2012 : pain blanc ou pain noir ?

Il y a un peu plus de dix ans maintenant, la résine dite « chinoise » a été une réelle révolution dans le monde de la miniature, avec toutes les conséquences que l’on sait, maintes fois évoquées dans Auto Modélisme. A l’époque, certains fabricants, faisant figure de pionniers, étaient allés encore beaucoup plus loin dans ce processus d’évolution, décidant d’avoir leur propre unité de fabrication. C’est dire à quel point ces « visionnaires » croyaient en ce changement radical. Restait à convaincre les collectionneurs de prendre ce virage suffisamment en masse pour que cela soit rentable. Mais aussi que la Chine joue le jeu, ce qu’elle fit. Quant aux collectionneurs, ils en ont fait de même, et personne aujourd’hui ne se permettrait de diaboliser cette matière (la résine) et les techniques employées, bien plus souples et réactives que celles des traditionnelles « die-cast ». Nous ne reviendrons pas sur les multiples avantages de la résine, connus de tous. La Chine et les quelques usines totalement dédiées à ce type de production ont alors tourné à plein régime. Disons que c’était l’époque du «pain blanc » pour les principaux acteurs de cette mutation. Mais qu’en est-il aujourd’hui ? Une fois par an, le Salon de Nüremberg est pareil à un baromètre. Outre de prendre la température du marché, il permet de deviser avec ces mêmes acteurs – enfin ceux qui sont là physiquement, et force est de constater que d’une année sur l’autre, il y a un certain « turnover » –, ces révolutionnaires de la première heure. L’avis de ceux qui ont pris le train en marche est également fort instructif. Comme nous l’avons indiqué par le passé dans nos différents reportages consacrés à l’incontournable «Toy Fair » allemand, le miracle chinois s’est effrité peu à peu, et pour certains, il a quasiment viré au cauchemar. Apparemment, deux des usines destinées à la fabrication de miniatures en résine auraient fermé. D’où pour certains, tel Minichamps, une obligation de réorganiser leur cheminement de fabrication, ce qui expliquerait, en partie, les retards pris dans les programmes annoncés à Nüremberg en 2011. Mais plus inquiétant encore : les « petites mains chinoises », et c’est bien normal, aspirent à croquer une part du gâteau et exposent des revendications salariales de plus en plus élevées. […]

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